« Dans tous les tableaux réalisés par Gil Pottier, on y voit la même préoccupation, la même obsession: traduire les angoisses inhérentes à l’homme ainsi que les questions qui restent malheureusement sans réponses !
La rigueur et la façon avec lesquels Gil Pottier met en scène ses personnages fait penser au théâtre antique où tout était code et répondait à des principes de situation bien précis.
Et même si sous un certain angle ses huiles sur toile semblent décoratives, le propos pictural de Gil Pottier va bien au-delà de cette allégorie qu’il nous appartient de décrypter .
En ce sens, on peut dire que Gil Pottier est le digne héritier des auteurs du 16ème siècle qui publiaient des recueils d’emblèmes aux significations obscures, ne se dévoilant qu’à ceux qui le méritaient.
Ce que l’on peut dire, c’est que l’oeuvre de Gil Pottier, est une oeuvre énigmatique qui cherche à s’approprier le secret des corps.
Il y a quelque chose d’envoûtant dans son travail, quelque chose qui surprend et ne peut laisser indifférent
« .

« Lorsque l’on regarde la peinture de Gil Pottier, on est surpris et séduit par la rigueur avec laquelle il aborde ses sujets, recherchant avec fore la réalité intime des visages et des corps.
La mise en scène de ses personnages, la façon de les traiter évoquent une sorte de monde parallèle où l’ambiguïté  serait monnaie courante et dans lequel le drame serait sous-jacent.
En effet, les êtres qu’il campe sur la toile ont une présence envahissante, et sont dotés d’une réelle intensité dramaturgique qui interpelle« .
Patrice de la Perrière, Univers des Arts

« En dehors des modes et des mouvements éphémères qui ponctuent l’histoire de l’art d’aujourd’hui, il existe des peintres qui restent fidèles à leur propre recherche. Gil Pottier est de ceux-là.
Adepte de la figuration, puisque son travail s’attache à la réalité du visage et du corps, au delà du visible se dégage de cette oeuvre une poésie certaine, un « ailleurs » qui séduit et étonne.
Personnages curieux, entourés de tissus , personnages dramatiques à l’expression étrange dont la présence est parfois obsédante.
Reste la matière que Gil Pottier considère comme primordiale. Et l’on pense à la recommandation de Léonard de Vinci : « regarde les taches sur les murs »
Quelle richesse dans cette recherche du matériau, lui-même évocateur de cette poésie qui dérange.
Car cette peinture dérange par sa densité, son impact.
Elle n’est pas innocente, elle suggère et donne à rêver.
On a écrit que sa référence était la Renaissance italienne. On pourrait avoir une moins bonne marraine!
En effet, Gil Pottier est bien le continuateur d’une grande tradition qu’il traite
avec le modernisme de notre temps.
Un monde mystérieux que celui de ce peintre qui , comme tous les artistes, ne fait qu’un tableaux: son autoportrait.
Reste une grande part de romantisme dans ces attitudes,ces ornements.
Les personnages semblent faire partie intégrante du fond traité comme une fresque à la Michel-Ange.
Une œuvre grave et belle, d’une indiscutable qualité, car l’esprit et la forme sont ici intimement mêlés dans un jeu dramatique ».

Francois Le Targat, Beaux-Arts magazine

« Avec de longues années de carrière derrière lui, Gil Pottier fait partie de ces artistes discrets qui n’ont depuis longtemps plus rien à prouver.
Particulièrement apprécié des connaisseurs, cet ancien élève diplômé des Beaux-arts d’Aix-en-Provence et de l’Université de Montréal connaît le succès depuis les années 1990.
Exposé et acheté à Montréal bien sûr, à Paris, Genève, Venise et New-York, pour ne citer que les métropoles qui ont joui de sa présence durable en galerie, ses oeuvres ont fait le tour du monde. Certaines font partie d’importantes collections privées ou institutionnelles, au premier rang desquelles la collection royale du Buckingham Palace.
Gil Pottier doit son succès à son univers facilement reconnaissable.
Ses portraits masculins ou féminins aux accents androgynes déclinant à l’infini des caractères communs, sorte d’autoportrait éternellement renouvelé, composent un diaporama des attitudes humaines.
N’étant que très rarement caractérisés par leurs traits physiques, ses sujets ont tout le loisir d’affirmer leur individualité par leur gestuelle.
Souvent audacieuse, cette dernière permet à l’artiste de communiquer librement l’idée initiale de chacune de ses oeuvres, sans interférence ni tentation d’ornementation parasitaire.
Son oeuvre est ainsi souvent saluée pour sa très grande pureté esthétique, soutenue par son dépouillement de tout superflu.
Réduites au strict nécessaire, ses allégories agissent de façon d’autant plus pertinentes qu’elles tendent vers une neutralité d’état, un effacement presque taoïste de l’être au profit du souffle primordial. Vêtus de sobres drapés aux ondulations rectilignes et sculpturales dont la dureté contraste avec l’extrême douceur des corps, les sujets de Gil Pottier semblent porter sur leur dos tout le poids de dix millénaires de civilisation.
Malgré ses nombreuses activités internationales, particulièrement intenses en Italie où il est académicien à Vinzaglio et en Amérique où il a ses attaches, il ne délaisse pas pour autant son berceau français, comme en témoigne son engagement à la Fondation Taylor
« .
Thibaud Josset, Univers des Arts

« Il est difficile de définir l’art de ce peintre qui se ressent d’un séjour de travail à Florence où il a étudié et restauré des fresques. Avec le bagage acquis et l’expérience Florentine, la maturité de Gil Pottier a été certainement avancée, par rapport à ses condisciples.
On est frappé, à regarder ses silhouettes qui semblent morcelées ou estompées par l’amplitude des vêtements intemporels qui les habillent et tout autant par les plans superposés dans lesquels sont situés ses personnages.
Une telle description pourrai faire penser que Gil Pottier appartient à une époque baroquisante, pourtant il y a indiscutablement aussi en lui l’homme de notre temps,
d’une part parce qu’il construit et concilie différentes formes de techniques picturales et d’autre part, la composition de ses toiles relève d’une savante architecture ou l’ancien et le moderne cohabitent« .

« Les toiles de Gil Pottier sont peuplées de présences mystérieuses aux visages trop parfaits et personnages rêveurs au regard perdu dans la contemplation.
Les corps de ces silhouettes fragmentaires s’estompent dans des fonds brumeux, ou sont suggérés par d’amples habits aux plis innombrables, accompagnés de turbans aux drapés somptueux.
Un singulier mélange qui oscille entre l’image de mode sophistiquée et la matérialité des fresques de la renaissance ».

« Définir l’oeuvre de Gil Pottier consisterait à vouloir déterminer le sens de certaines pulsions humaines. Parfois, à travers sa peinture, il nous soumet ses interrogations, parfois il observe et dissèque les souffrances ou les joies qu’elles apportent.
Loin d’une indifférente facilité, cet artiste vit avec passion son existence .
Mais homme intelligent, il analyse, se questionne et distille les plaisirs à la lueur du conventionnel dont il s’évade .
Vrai intellectuel, il ne se contente pas de prendre ce que la vie lui apporte, il veut comprendre, il veut creuser, approfondir les choses et les sentiments, il veut savoir et s’absoudre.
Il veut aussi entrer dans la douleur des autres, non point en voyeur, mais comme un apôtre pour communiquer avec cet autre qui lui est proche. ».

« Chaque thème n’est qu’un prétexte pour développer et étudier une attitude picturale, un geste,une posture.
Mais dans cette oeuvre entière, exigeante, mesurée dans ses gammes de couleurs, explosent toutes les passions humaines, les vôtres, les miennes, avec leur force et leur raffinement aussi ».